VOYAGE : découvrez les wax, tissus africains

TRAVEL: discover African waxprints

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Statue africaine en bois et tissu.

African statue in wood and fabric.

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Rien n'est plus beau qu'une pile de tissus wax africains.

Nothing is more beautiful than a pile of African wax fabrics.

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Véritable wax de luxe, spécialité textile africaine.

Real deluxe wax fabric, an African textile speciality.

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Une foison de couleurs et de motifs.

Colours and patterns galore.

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Ce qui rend les tenues africaines magiques c'est le mélange savant de motifs et de couleurs.

What makes African attire so magic is the clever mix of patterns or colours.

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L'originalité des motifs est fascinante.

The patterns' originality is fascinating.

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Les tissus wax sont vendus dans le monde entier dans une grande variété de styles.

Wax fabrics are sold all around the world in a great variety of styles.

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Les motifs floraux ont la part belle, mais on peut trouver tous types de dessins dont certains qui sont plein d'humour (malheureusement, je n'en ai pas encore dans ma collection !)

The floral motives are the most used but you can also find all sorts of designs including very funny ones (unfortunately I do not have any in my collection!)

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On voit ici la brillance du tissu wax.

You can see here how wax fabrics shine.

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Zoom sur un coupon de tissu wax bien brillant et lisse.

Close-up on a shiny and smooth was fabric coupon.

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Lorsqu'il est plié le tissu wax ressemble à du papier, il est assez rigide.

When folded, wax fabric is pretty stiff a bit like paper.

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Le décalage d'impression volontaire donne des effets d'optique spectaculaires.

The voluntary shift when printing the fabric can have a spectacular effect.

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Ce que j'aime par dessus tout dans ces tissus, c'est le mélange inattendu de motifs. D'où mon amour inconditionnel pour les oeuvres de la créatrice STELLA JEAN

What I love with those fabrics is the unexpected mix of patterns. Hence my love for STELLA JEAN's work.

In English below.

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Depuis toujours j'ai une passion pour les tissus aux couleurs vives à motifs répétitifs et larges. Les tissus africains me font voyager... J'ai donc décidé de commencer une collection de coupons de tissu wax ("cire" en anglais) et d'en savoir plus sur leur origine. Ces dernières années le travail de STELLA JEAN me fait rêver. Cette créatrice italo-haïtienne dont le mélange wax & rayures est devenu la marque de fabrique sait faire dialoguer ses origines caribéennes avec sa culture italienne au travers du choix de ses tissus et des formes de ses vêtements.

Mais d'où vient le wax ? On a l'impression qu'il a toujours été africain, mais en fait il est le fruit de la colonisation. Ce n'est qu'au XIXe siècle que des soldats Ghanéens enrôlés par les colonisateurs hollandais et britanniques en Indonésie ont été fascinés par ces tissus traditionnels. Ils en ont emporté dans leurs baluchons et ça a été le succès immédiat qui ne se démentira pas jusqu'à aujourd'hui.

Pendant très longtemps, ce sont les néerlandais et les britanniques qui ont exclusivement produit et vendu à l'immense marché africain ces tissus teints avec le procédé traditionnel industrialisé. C'est une technique classique de pochoir. On utilise la cire pour bloquer l'entrée de la teinture dans la fibre de coton. La cire est appliquée sur le tissu, à l'aide de rouleaux de cuivre gravés, partout où une couleur ne doit pas aller. On fait ensuite fondre cette cire et on la ré-applique pour cacher d'autres parties du dessin. C'est un peu comme la technique de l'écran utilisée chez Hermès que je décris dans cet article.

Le résultat est très vif et surtout réversible. Les deux côtés du tissu sont pratiquement aussi intensément teints. La teinture est grand teint, elle tient particulièrement bien au lavage et au soleil. Le produit plait énormément. Il est devenu partie intégrante de la culture africaine. Il porte des messages, le nom d'un artiste connu, d'une ville, d'un personnage de film, de séries télé ou raconte la vie quotidienne, les relations conjugales, la modernisation de la société. Il est aussi une sorte de marqueur social et les femmes capitalisent sur leur collection de tissus qui se transmettent de mère en fille. C'est surtout en Afrique de l'Ouest et au Ghana que ces tissus étaient importés et vendus. On venait de loin pour les acheter !

Dans les années 60, le président du Ghana, Kwame N’Krumah, décide d'un quasi embargo sur les tissus non produits dans son pays en instaurant des taxes d'importation exorbitantes sur le wax. Une grosse production locale s'est alors mise en place.

Malgré cela, le marché de nos jours considérable, en Afrique et ailleurs, est la proie de féroces concurrents que sont la Chine, l'Angleterre, les Pays-Bas et l'Afrique (principalement le Ghana, le Niger et la Côte-d’Ivoire.). Les prix et les qualités diffèrent beaucoup. Si un jour vous êtes tenté comme moi d'acheter du wax au mètre ou à la pièce (environ 11 mètres) ou demi-pièce, vous noterez que sur la lisière est imprimée la provenance (le producteur et son numéro d'enregistrement) et le nom du dessinateur. Cela permet aux acheteurs de connaître la qualité de ce qu'ils achètent.

C'est pour moi le début d'une aventure et que je ne manquerai pas de vous montrer mes futures acquisitions et créations avec ces tissus magnifiques !

Photographie & article : Flore Vallery-Radot

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IN ENGLISH

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I always had a passion for bold looking textiles with large motives and lots of colours. African waxprints make me dream and travel! So I have decided to start a new collection of waxprints and to learn more about their origins.

In the past few years I had an unlimited fascination for the work of designer STELLA JEAN. Stella is both Italian and Haitian and her "wax & stripes" style has become her signature. She has managed to allow a dialogue between her Italian and Caribbean origins with her choices of fabrics and garment designs.

But where do waxprints come from? It seems that they have always been part of African culture but they are really the fruit of colonisation. It is only during the 19th century that Ghanaian soldiers enrolled by Dutch and British colonial armies have spotted the wonderfully bright Indonesian traditional batik fabrics. They took a few meters in their luggage back to Africa. It became a huge success which never faded.

For a long time, only British and Dutch factories were producing and selling waxprints for the gigantic African market using an industrialised version of the traditional batik. It is a simple block technique using wax. Using large engraved copper rolls, the wax is applied where the dye shouldn't go. It stops the dye to be soaked by the cotton fibres. Each colour is applied separately and the wax melted after each dye-bath. It is a bit like the Hermès screen printing technique I described in this article.

The result is very bright and reversible. Both sides are nearly as intensely dyed. The dye is fast and can handle many washes and the harsh African sun very well. The product has become one with the African culture. It carries messages: a famous artist, a city, a film character, TV series or talks about everyday life, relationship between men and women, modernisation of society, etc.  It is also a sort of social marker. Qualities of waxprints differ and women capitalise on their collection of fabric which is then transmitted to their daughters. 

It was mostly in West Africa and especially in Ghana that these fabrics were imported and sold. People used to travel very far to get them! In the 60s, Kwame N’Krumah, the Ghanaian president decided to start an embargo on imported waxprints setting up very high custom duties. A large local production started. 

Despite this policy, the immense market, in Africa and the rest of the world, is the scene of a ferocious battle between manufacturing countries such as China, Great Britain, The Netherlands and Africa (mainly Ghana, Niger and Côte-d’Ivoire). Prices differ very much. If one day you are tempted like me to buy waxprint by the meter, or by 12 yards as "full piece" or 6 yards as "half piece" you will notice on the selvedge the printed name of the producer, its registration number and sometimes the signature of the designer. It allows buyers to know the quality of the product they are buying.

It is the beginning of an adventure for me and will definitely keep you posted on my new acquisitions and creations with these beautiful fabrics!

Photography & article: Flore Vallery-Radot